FCPI / FIP : 25 % de réduction, à risque assumé
Financer des PME innovantes (FCPI) ou régionales (FIP) rapporte 25 % du versement en réduction d'impôt. C'est aussi le dispositif où l'écart entre les bons et les mauvais fonds est le plus brutal — la sélection n'est pas une option.
Le calcul honnête
Un couple verse 10 000 € : réduction de 2 500 € l'année du versement. Pour que l'opération soit gagnante, il suffit que le fonds rende plus de 7 500 € à l'échéance… ce que les meilleurs font largement, et les médiocres pas du tout. Regardez systématiquement le track record publié de la société de gestion — fonds par fonds, pas la moyenne — avant tout bulletin de souscription. À réduction comparable, le GFI (18 %) porte un actif tangible moins volatil ; le Girardin offre un one-shot plus lisible pour les gros impôts.
Perte en capital fréquente et potentiellement totale · fonds bloqués 6 à 10 ans · frais annuels élevés (souvent 3 à 4 % cumulés) · réduction reprise en cas de cession avant 5 ans · dans le plafond des niches de 10 000 €.
Questions fréquentes
Quelle est la réduction d’impôt en 2026 ?
25 % du versement, retenu dans la limite de 12 000 € pour une personne seule et 24 000 € pour un couple — soit jusqu’à 3 000 € ou 6 000 € de réduction, dans le plafond global des niches de 10 000 €. Les FIP Corse et outre-mer bénéficient d’un taux de 30 %.
Récupère-t-on sa mise à la fin ?
Pas toujours — c’est le point dur. Les fonds investissent dans des PME non cotées ; historiquement, une part significative des FCPI/FIP a rendu moins que le capital investi, avantage fiscal compris pour les moins bons. La sélection de la société de gestion (historique publié, taux de retour aux souscripteurs) est le seul vrai critère.
Combien de temps l’argent est-il bloqué ?
La durée statutaire est de 6 à 10 ans, prorogations comprises. Aucune sortie anticipée n’est possible hors cas exceptionnels — et la réduction est reprise si vous cédez avant 5 ans.