Sortir du PER : capital, rente, ou les deux
La déduction à l'entrée n'est qu'un différé : la sortie est fiscalisée. Bien sortir — au bon rythme, dans les bonnes tranches — vaut souvent plusieurs milliers d'euros.
| Mode de sortie | Fiscalité (versements déduits) | Fiscalité (gains) | Pour quel besoin |
|---|---|---|---|
| Capital en une fois | Barème, l'année du retrait | PFU 30 % | Projet immédiat — mais risque de saut de tranche |
| Capital fractionné | Barème, étalé sur plusieurs années | PFU 30 % | Le standard : lisser pour rester en tranche basse |
| Rente viagère | Barème (régime pensions, abattement 10 %) | inclus dans la rente | Revenu garanti à vie, logique assurantielle |
L'exemple qui résume tout
Un retraité à TMI 11 % retire 100 000 € de versements déduits. En une fois : une grande partie bascule en tranche à 30 % — environ 18 000 € d'impôt. En cinq retraits annuels de 20 000 € : il reste en tranche à 11 % — environ 11 000 €. Même épargne, 7 000 € d'écart, uniquement par le rythme. C'est tout l'enjeu d'un plan de sortie établi avant la retraite, pas après — le cœur de la stratégie fiscale du retraité.
Questions fréquentes
Comment est imposée la sortie en capital ?
La part correspondant aux versements déduits est imposée au barème (sans abattement de 10 %) ; les gains subissent le PFU de 30 %. La parade classique : fractionner la sortie sur plusieurs années pour rester dans les tranches basses.
Et la rente viagère ?
La rente issue d’un PER déduit est imposée comme une pension de retraite (barème après abattement de 10 %), avec des prélèvements sociaux sur une fraction seulement. Elle garantit un revenu à vie — au prix de l’aliénation du capital.
Peut-on mixer capital et rente ?
Oui, librement depuis la loi Pacte : par exemple 50 % en capital fractionné pour les projets des premières années de retraite, 50 % en rente pour le socle de revenus garantis. C’est souvent l’arbitrage le plus rationnel.