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Mis à jour le 8 septembre 2026 · par Martin Duhamel · fiscalité 2026

Girardin ou FCPI : deux one-shots, deux philosophies

Deux produits « de fin d'année » aux logiques opposées : le Girardin est un gain fiscal pur — versement à fonds perdus contre une réduction supérieure l'année suivante ; le FCPI est un investissement réel — 25 % de réduction à l'entrée, puis 6-10 ans de pari sur des PME. Règle courte : Girardin pour traiter un impôt élevé sans immobiliser d'épargne longue ; FCPI seulement par conviction d'investissement.

Le comparatif en un tableau

CritèreGirardin industrielFCPI / FIP
NatureFonds perdus contre réduction supérieureSouscription investie, restituée (ou pas) à terme
Gain fiscalRéduction ≈ 110-114 % du versement25 % du versement (30 % Corse/OM)
Horizon1 an fiscal (engagement juridique 5 ans)6 à 10 ans bloqués
Risque principalReprise fiscale si l'exploitant défaillePerte en capital, fréquente
PlafondAvantage jusqu'à 18 000 € (majoré OM)Versements retenus 12 000 / 24 000 €
Impôt minimal pertinent≈ 3 000 €≈ 1 500 €

L'exemple : 10 000 € d'impôt à traiter

Girardin : verser ≈ 8 900 € cet automne efface 10 000 € d'impôt l'été prochain — gain net ≈ 1 100 €, sans épargne immobilisée, si l'opérateur tient 5 ans. FCPI : verser 10 000 € rend 2 500 €… et transforme 10 000 € d'épargne en parts illiquides dont l'histoire dit qu'elles rendent souvent moins que la mise. Pour un objectif purement fiscal, le Girardin domine ; le FCPI ne se justifie que par une conviction réelle sur le non-coté.

La grille de décision

Girardin : impôt récurrent ≥ 3 000 €, recherche d'efficacité fiscale pure, discipline de sélection d'opérateur (garanties de bonne fin, historique, dilution des dossiers). FCPI : appétit assumé pour le capital-risque, horizon 8 ans sans besoin des fonds, sélection dure des gérants (track record publié fonds par fonds). Le pire des choix : un FCPI acheté « pour l'impôt » au guichet de décembre.

Ce qu'il faut retenir
Le Girardin est un outil fiscal (fonds perdus, gain net 10-14 %, reprise à sécuriser) ; le FCPI est un investissement risqué avec une prime fiscale de 25 %. Deux réponses à deux questions différentes — pas des concurrents. Contenu informatif — il ne remplace pas un conseil personnalisé.

Questions fréquentes

Peut-on faire les deux la même année ?

Oui : le FCPI consomme le plafond de 10 000 €, le Girardin dispose de l'enveloppe majorée à 18 000 € qui l'englobe. Un foyer très imposé peut combiner — hiérarchie des risques en tête.

Pourquoi le Girardin « rapporte »-t-il plus que sa mise ?

Les ~10-14 % de gain net rémunèrent le risque de reprise de la réduction si l'exploitant ultramarin cesse avant 5 ans. La qualité du monteur est l'unique vraie protection.

Les FCPI ont-ils déjà été rentables ?

Certains millésimes de bonnes maisons, oui — mais la moyenne historique est médiocre et la dispersion énorme. On y choisit un gérant, pas un produit.

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